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Ver à soie : élevage, cycle de vie et production de soie

Que mange-t-il, comment vit-il, comment l'élever pas à pas, tisser son cocon et produire la soie : des repères clairs et vérifiés sur le ver à soie et la sériciculture, pour les curieux comme pour les éleveurs débutants.

1 500 mde fil dans un seul cocon
6-8 semle cycle complet
Mûrierson unique nourriture
Vers à soie sur des feuilles de mûrier et cocons de soie blancs
Comprendre

Qu'est-ce que le ver à soie ?

Le ver à soie est la chenille du papillon Bombyx mori, un insecte domestiqué depuis des millénaires pour le fil précieux qu'il produit. Ce n'est pas un ver au sens strict, mais une chenille qui se nourrit de feuilles de mûrier, grandit très vite, puis s'enferme dans un cocon de soie pour se transformer en papillon.

Toute la magie tient dans ce cocon : pour se protéger, la chenille sécrète un unique fil de soie qu'elle enroule autour d'elle sur plus d'un kilomètre. C'est ce fil que la sériciculture, l'élevage du ver à soie, apprend à récolter et à filer depuis l'Antiquité, de la Chine aux Cévennes.

Que vous soyez simple curieux, parent qui veut faire découvrir le cycle de vie à un enfant, ou éleveur débutant, ce guide vous accompagne pas à pas : nourriture, élevage, cocon, maladies, races et savoir-faire de la soie.

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Nourriture et mûrier

Pourquoi le mûrier est indispensable, quand et comment donner les feuilles, et les substituts possibles.

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Cycle de vie

De l'œuf à la chenille, du cocon au papillon Bombyx mori : les grandes étapes et leur durée.

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Cocon et soie

Comment le fil se forme, comment on le dévide, et le savoir-faire de la sériciculture.

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Le ver à soie en chiffres

Les repères à connaître

4-5 semde croissance de la chenille
5 muesavant de tisser
3-4 jpour filer son cocon
Cévennesberceau français de la soie
Cocons de soie blancs et fil de soie brute en gros plan
Élever chez soi

Élever des vers à soie : simple mais exigeant

Élever des vers à soie est une aventure accessible, y compris avec des enfants, à condition de respecter l'essentiel : des feuilles de mûrier fraîches chaque jour, une boîte propre et aérée, une température douce et pas d'humidité. En quelques semaines, la chenille grandit, mue cinq fois, puis tisse sous vos yeux son cocon de soie.

Feuilles de mûrierBoîte aéréePropretéSupport pour tisser
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Le ver à soie

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FAQ

Les questions fréquentes sur le ver à soie

Que mange le ver à soie ?
Le ver à soie (Bombyx mori) est un monophage strict : il se nourrit presque exclusivement de feuilles de mûrier blanc, fraîches et sèches. On lui donne les feuilles plusieurs fois par jour, jamais mouillées. Sans mûrier, il dépérit rapidement.
Quel est le cycle de vie du ver à soie ?
Il passe par quatre stades : l'œuf, la chenille (le ver proprement dit, qui grandit pendant 4 à 5 semaines en muant cinq fois), le cocon de soie où il se transforme en chrysalide, puis le papillon Bombyx mori. Le cycle complet dure environ 6 à 8 semaines.
Comment élever des vers à soie ?
Placez-les dans une boîte aérée et propre, à température ambiante (24 à 28 °C), et donnez-leur chaque jour des feuilles de mûrier fraîches. Nettoyez régulièrement les déjections, évitez l'humidité, et prévoyez un support (branchages, cadres) où ils pourront tisser leur cocon en fin de croissance.
Combien de temps le ver à soie met-il à faire son cocon ?
Après environ 4 à 5 semaines de croissance, la chenille cesse de manger et tisse son cocon en 3 à 4 jours, enroulant un unique fil de soie autour d'elle. La chrysalide reste ensuite dans le cocon une à deux semaines avant l'émergence du papillon.
Combien de fil y a-t-il dans un cocon de ver à soie ?
Un cocon est formé d'un seul fil de soie continu, long de 1 000 à 1 500 mètres. C'est ce fil que la sériciculture dévide pour produire la soie, en plongeant les cocons dans l'eau chaude pour ramollir la séricine qui les colle.
Le ver à soie peut-il manger autre chose que du mûrier ?
C'est un spécialiste du mûrier : privé de ses feuilles, il accepte mal les substituts (feuilles de scorsonère, de laitue) et se développe mal. Pour un élevage réussi, le mûrier blanc reste la seule nourriture vraiment adaptée.